La politique concernant les biens communs au Luxembourg

La question des biens communs est une question complexe et cette complexité ne fait pas exception lorsqu’il s’agit du Luxembourg. Déjà, il est important de rappeler qu’un bien communs n’est pas la même chose qu’un bien publique. Un bien publique sera un bien détenu par l’État, par exemple une route, alors qu’un bien commun sera un bien mis à la disposition de tous. De ce fait, un bien commun peut être la propriété d’un individu mais cette personne aura fait le choix de donner à tous l’accès à ce bien. Par exemple, un individu possédant un étang pourra le rendre accessible à tous alors même qu’il en est l’unique propriétaire.

La question des biens communs est souvent mise en opposition à celle du fonctionnement sociétal, notamment capitaliste. Les biens communs, comme leur nom l’indique, se rapprochent en effet davantage d’uncapitalism-155799_960_720e mise en commun d’un bien, on se retrouve donc plutôt dans une optique communiste que capitaliste. Pourtant, ce n’est pas un secret de dire que le Luxembourg profite du système marchand tel qu’il existe actuellement. En effet, le Luxembourg est l’une des places financières les plus importantes du monde. On peut donc comprendre que le Luxembourg n’est pas forcément le lieux le plus adéquat pour développer des idées telles que les biens communs.

Pourtant, la contestation du capitalisme n’a jamais réellement faibli et des activistes voulant développer de nouvelles sociétés davantage axées vers le partage et la mise en commun de biens et services continuent de promouvoir leurs idées partout à travers le monde. Si de nouvelles crises financières venaient à émerger, il y a peu de chances que le Luxembourg soit épargné. Dans un tel contexte, il serait possible que ce petit pays soit à son tour sensibilisé à l’importance des biens communs, notamment au travers du développement de mouvances altermondialistes.